TÉMOIGNAGE
Julie, Antoine et bébé Charlotte
On pourrait dire que les
problèmes de sommeil de notre belle Charlotte ont débuté après une
poussée de croissance, vers l’âge de 3 mois et demie. À ce moment,
sans avertissement, aucune des façons utilisées auparavant pour
l’endormir ne fonctionnaient plus. Et quand elle réussissait à
s’endormir, c’était après 45 minutes voire une heure de pleurs et
pour arriver à 15-30 minutes de sommeil. Charlotte devenait de plus
en plus irritable et moi de plus en plus fatiguée. Nous avons
finalement découvert que la seule méthode qui fonctionnait encore
était la poussette. Ce qui veut dire que beau temps mauvais temps,
je sortais 6 heures par jour pour faire dormir notre cocotte – et
sans s’arrêter SVP! Cela aurait peut-être pu continuer un moment si
j’avais été en bonne santé, mais depuis sa naissance je souffrais de
sérieux maux de dos, que la marche soutenue a exacerbés. Je perdais
du poids, n’arrivais plus à dormir ni avoir assez de lait et papa
s’épuisait lui aussi à s’inquiéter et à essayer de prendre la relève
les soirs et la fin de semaine. Il était plus que grand temps
d’aller chercher de l’aide.
C’est en naviguant sur les sites Internet que j’ai lu quelques
articles écrits par Brigitte Langevin, et que j’ai remarqué un lien
vers son site internet. Mon copain et moi en avons parlé ensemble et
avons rapidement décidé d’appeler Brigitte. J’ai été plus que
surprise qu’elle me rappelle dans la même journée, et que ce soit
elle en personne qui réponde! Je m’attendais à parler avec une
personne formée. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais cela m’a
vraiment donné confiance. Elle a été très patiente, a répondu à nos
questions et nous avons convenu d’un moment pour se rencontrer et
débuter « l’entraînement ».
Mettre en place la méthode d’endormissement (méthode du 5-10-15) la
nuit a été très difficile, et sans l’aide de mon conjoint, sans son
support et celui de ma famille, je ne pense pas que j’aurais été
capable de persévérer. Nous avons du faire face à plus d’un
questionnement de la part de notre entourage, et même du corps
médical! Nous avons du expliquer à tous l’approche que nous allions
utiliser, et si n’avons pas pu tous les convaincre, du moins
avons-nous réussi à faire respecter notre choix et démarche.
Malgré cette détermination et support, la mise en place a été très
éprouvante. Entendre son enfant pleurer est je crois la pire des
souffrances pour une mère. Je me répétais sans cesse : elle a
mangé, a été langée, a joué, est énormément aimée; ses pleurs sont
ceux de frustration, et non de peur ou de mal. J’apprenais en
fait à appliquer une première forme d’encadrement pour mon enfant, à
être un parent responsable (et j’en suis tellement fière
aujourd’hui!).
La première nuit a été la plus ardue, avec des pleurs soutenus
pendant 6 bonnes heures. La nuit suivante a été beaucoup mieux, avec
la moitié moins de pleurs, et la nuit suivante encore meilleure. Vu
son petit poids et son jeune âge, nous avions décidé de garder 1
boire de nuit, ce qui faisait quand même une grande différence avec
les nuits précédentes entrecoupées de 3 ou 4 levers! Il y a eu
quelques rechutes par après, mais disons 3 semaines après la mise en
place, Charlotte faisait de belles nuits d’environ 11 heures,
qu’elle fait encore aujourd’hui.
Vue ma grande fatigue, nous avons attendu avant de mettre en place
les siestes de jour, mais lorsque est venu le temps de les
appliquer, cela a été plus facile que prévu, car l’horaire fixe des
poussettes avait déjà « imprimé » à son corps des heures de repos.
Elle a vécu des rechutes, et même aujourd’hui les siestes sont un
peu ratées, mais dans l’ensemble elle va chercher ses heures
essentielles de repos et de sommeil.
Le sommeil est devenu chez nous une valeur essentielle, partie
intégrante de notre hygiène de vie. Et ce n’est pas seulement notre
cocotte qui en bénéficie, nous avons aussi appris à mieux dormir et
à se reposer. C’est en immense partie grâce à l’aide quotidienne de
Mme Langevin, qui nous répondait et nous encourageait dans chaque
courriel, au support de mon conjoint, de ma famille et des amis
proches que nous avons aujourd’hui une Charlotte heureuse, épanouie,
qui sourit et rit à tout, éveillée et pleine de vie. Mille mercis!