1- Observez son visage :
La fatigue s’exprime tout d’abord sur le visage. Impossible de se méprendre sur la raison des bâillements successifs. L’enfant se frotte les yeux et son regard devient vague, il a manifestement besoin de se reposer.
2- Observez son corps :
À mesure que la fatigue augmente chez l’enfant, sa température corporelle s’abaisse. Cela l’incite à restreindre ses mouvements, à se pelotonner. Il cherche le confort. Sa posture change, se ramollit. L’enfant devient de plus en plus maladroit : il se heurte et tombe plus souvent, ses mouvements sont lents et manquent de coordination. Il doit fournir des efforts accrus pour terminer ce qu’il entreprend.
3- Observez son comportement :
La fatigue se manifeste également par un comportement désagréable. Il se frustre plus facilement. La plupart des stimulations qui lui plaisent normalement ne l’intéressent plus. Il se désintéresse progressivement de tout, se concentre plus difficilement. Signes de fatigue encore plus évidents, les pleurs (parfois sans larme) se font entendre. Évidemment, si on ne couche pas l’enfant, ces derniers vont nécessairement s’accentuer.
Plusieurs enfants deviennent très bruyants et hyper excités lorsqu’ils sont fatigués. Leurs cris, leurs sauts, courses et mouvements brusques dérangent fréquemment les autres. S’ils sont trop longtemps laissés à eux-mêmes, ils seront difficiles à contrôler et à calmer. Il est important d’éviter la dégringolade, sinon l’endormissement deviendra un moment pénible pour tous.
D’autres, encore, réclament l’attention de l’adulte et veulent se faire prendre quand ils ressentent la fatigue. Par ailleurs, certains enfants possèdent déjà des ressources internes : ils expriment leur fatigue, mais semblent trouver par eux-mêmes le moyen de se calmer, se reposer et d’être confortable. Par exemple, ils se berceront ou prendront leur objet de transition, un doudou (une couverture ou un toutou). Ces attitudes autonomes sont à encourager. L’admiration et la satisfaction de adultes qui l’entourent l’aideront à fixer ce comportement et à l’adopter au moment où il aura sommeil.
Le doudou
Le doudou étant le complice des nuits de votre tout-petit, il peut être le signe avant-coureur que votre bébé est fatigué, s’il le réclame. Évidemment si celui-ci accompagne votre enfant partout, il sera très difficile d’associer le désir de son doudou avec son besoin de repos. Il est donc recommandé de le laisser dans son lit. L’enfant pourrait le reprendre en cas de chagrin, mais priorité aux mots : il faut d’abord qu’il explique ce qui ne va pas. Ensuite, il peut se consoler un peu dans sa chambre avec son doudou. Puis, il revient vite et… sans doudou.
Un désir démesuré du doudou n’indique pas nécessairement que l’enfant a un immense besoin de repos, ce comportement pouvant être lié à un besoin de sécurité accru. Voici toutefois quelques repères pour vérifier si l’enfant dort suffisamment :
Environ un enfant sur deux possède un doudou. Si c’est le cas du vôtre, voici quelques conseils précieux :
Certains parents sont mal à l’aise de l’état d’usure ou de propreté du doudou de leur enfant. Rassurez-vous, un vrai doudou, c’est le plus souvent informe, usé, sale puisqu’il accompagne l’enfant depuis un certain temps en tous lieux et toutes conditions.
Pour conclure, voici un tableau récapitulatif des signes de fatigue chez l’enfant.
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Profil |
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Bâillements successifs - Yeux qui clignotent, démangent, coulent, sont rouges, basculent vers l’arrière - Regard vague - Paupières lourdes - Se frotte le nez ou les oreilles - Changement fréquent de posture - Diminution du tonus musculaire - Manque de coordination motrice - Ralentissement des mouvements - Gestes saccadés - Maladresse générale |
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Comportement |
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Difficulté de concentration - Seuil de frustration plus bas et exprimée avec plus d’intensité - Hyper excitation - En baisse d’énergie - Impatience - Assoupissement sur le sol - Tendance à appuyer sa tête - Succion du pouce (ou de la suce) - Recherche de l’objet de transition (doudou) - Pleurs (avec ou sans larme) - Désir de se faire prendre ou bercer |
Une fois les signes de fatigue repérés, la mise en place d’un rituel du coucher crée un moment d’intimité privilégié entre l’enfant et son parent. Il prépare harmonieusement les deux parties à la séparation liée au moment du dodo.
Brigitte Langevin, conférencière, auteure et formatrice agréée
Comment aider mon enfant à mieux dormir
www.brigittelangevin.com