Le syndrome de rappel
Pour plusieurs parents, l’heure du coucher est éprouvante. Demandes, négociations et compromis n’en finissent plus : maman, je veux une autre histoire, papa, j’ai encore soif…, j’ai oublié de faire pipi…, un autre baiser…, encore un peu d’eau, etc. Ces requêtes incessantes se terminent souvent par des pleurs pour l’enfant et l’exaspération du parent. Ce comportement est appelé le syndrome de rappel. Le verre d’eau, le câlin supplémentaire, la visite aux toilettes ne sont pas des nécessités, mais bien des tactiques généralement employées pour étirer le temps de veille et mobiliser l’attention des parents.
Est-ce la peur d’être séparé des parents? La difficulté à quitter l’univers passionnant de leurs activités? Un besoin affectif non comblé par des parents fatigués et expéditifs en soirée? Les parents qui travaillent hors de la maison sont particulièrement vulnérables. Déjà, ils sont inquiets du bien-être de leur enfant en leur absence et culpabilisent encore davantage s’ils ne répondent pas sur-le-champ à ses demandes.
Comment réagir? Le syndrome de rappel témoigne magnifiquement de l’inventivité d’un enfant. Plus grande est celle-ci plus il goûte de façon prolongée à la présence de ses parents. Une bonne gestion de ce problème commence par l’instauration d’une routine précise.
Le rituel du coucher
Le rituel du coucher marque la transition de l’éveil au sommeil et devient pour l’enfant une source de sécurité et de réconfort. Une routine peut déjà se mettre en place pour l’enfant est âgé de 12 à 18 mois et elle devient importante pour celui de 2 à 4 ans et essentiel pour les 5 à 12 ans. L’objectif d’une routine pour le coucher est de réduire progressivement la stimulation et de permettre à l’enfant de se détendre avant de trouver le sommeil. En fait, ce n’est pas tant la routine qui prédispose au sommeil, mais plutôt le réflexe conditionné créé par cette répétition de gestes et d’activités, dont l’ultime étape est l’endormissement.
Certaines activités telles que bataille et chatouillis sont à proscrire avant le repos. La surexcitation n’épuise pas toujours les enfants, elle est même susceptible de les rendre plus nerveux et irritables. C’est pourquoi bon nombre de parents et d’éducateurs préfèrent lire des histoires, discuter et chanter, alors que l’enfant est installé dans sa chambre ou mieux encore dans son lit. À titre d’exemple, votre enfant peut :
Le rituel idéal est celui qui permet à l’enfant d’aller au lit sur une note positive. Les parents peuvent prendre l’habitude de dire chaque soir à l’enfant ce qu’ils aiment de lui ou un mot doux. De telles paroles d’amour favorisent les beaux rêves.
Règles de bases
Dans toute démarche éducative, une bonne part de la réussite repose sur l’application de certaines règles. Le sommeil ne fait pas exception. Voici quelques règles à respecter qui feront du rituel du coucher un moment privilégié… agréable.
Il est très difficile de vivre auprès d’un enfant qui dort mal. Cela peut vite devenir un handicap si vous êtes habitués à dormir huit heures de sommeil par nuit. Non seulement vous dormez moins, mais votre sommeil est également interrompu. La majorité des problèmes de sommeil sont mineurs quoique très désagréables et peuvent être remédiés rapidement dans la plupart des cas. La motivation, la constance et la détermination des parents sont la clé de leur succès. Les efforts se traduisent alors par une vie familiale plus heureuse et détendue, ils en valent largement la peine.
Brigitte Langevin
Comment aider mon enfant à mieux dormir
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