Bulletin Info-Sommeil
www.brigittelangevin.com
Avril 2011 - no 39
____________________________________________________________________________________________________________________
Question :
J'ai une petite fille de 10 mois et je crois que sa routine après le souper n'est peut-être pas adéquate et peut-être qu'elle n'aide en rien à la fatigue accumulée dans notre foyer! Je vous explique. Ma petite fille soupe, prend son bain et boit un biberon de lait en se faisant bercer. Vers 19h30 elle ne s'endure plus, elle se frotte les yeux, ne se tient plus debout, ne veut pas être assise par terre et n'endure plus son frère. Nous la berçons un peu dans sa chambre et nous la mettons au lit. Elle ne dort pas complètement lorsque nous la déposons dans son lit. Vers 22h30 nous la réveillons pour lui offrir un autre biberon de lait pour nous garantir une nuit de sommeil... quoi que ça ne fonctionne pas toujours! Elle dort (si tout va bien) jusqu'à environ 5 ou 6h00 le lendemain matin, mais si nous ne la réveillons pas elle se réveille plusieurs fois et ce parfois même si elle à bu! Si nous lui donnons son lait plus tôt, vers 21h, c'est automatique elle ne dort pas toute la nuit. Je ne sais plus quoi faire, nous sommes tous épuisés. Avez-vous des suggestions?
Réponse :
Concernant votre petite fille de 10 mois, je trouve que sa routine du soir est très bien, car vous répondez à tous ses besoins avant de la mettre au lit : la nourrir, la bercer, repérer les signes de fatigue et finalement la déposer dans son lit avant qu'elle ne dorme complètement et ce, à une heure tout à fait convenable. Cette routine est à conserver. La problématique selon moi est : 1- de la réveiller à 22h30 et 2- qu'elle boive encore du lait durant son sommeil de nuit. Les spécialistes s'entendent pour dire qu'un bébé de plus de six mois en santé et pesant plus de 5-6 kg et au-delà (12-14 livres et plus) a suffisamment de réserves pour dormir une nuit de 10 à 12 heures sans manger. Si certains bébés se réveillent encore la nuit pour se nourrir, cela est considéré comme étant un comportement appris puisqu'il n'y a plus de besoin nutritionnel nocturne à cet âge. À 10 mois, votre fille peut très bien absorber durant la journée, en quatre repas, la ration calorique dont elle a besoin et dormir sa nuit complète. Que se passe-t-il donc? L’enfant habitué à recevoir son biberon ou sa tétée une ou plusieurs fois par nuit, se sent affamé; il croit avoir faim, il est incapable de faire la différence entre une habitude et un réel besoin. Or, l’alimentation, pour être équilibrée doit répondre au besoin et non au désir. Plus on mange, plus on a faim. Je vous suggère donc de ne plus la réveiller à 22h30 et si elle se réveille la nuit de lui offrir un biberon d'eau. Afin de bien la préparer, je vous suggère aussi de lui parler et de lui dire ce que vous attendez d’elle (au rituel avant de la coucher par exemple) avant de mettre en place cette stratégie. De plus, si elle refuse le biberon d’eau, ce qui est fort possible, il ne faudra rien lui donner d’autre. Vous pouvez rester près d’elle une minute ou deux en la caressant un peu, lui dire que c’est la nuit, qu’il est temps de dormir, que vous avez confiance en elle et qu’elle trouvera le moyen d’apprendre à se rendormir sans votre intervention. Si vous voyez que le fait de tenter de la calmer ne fait qu’envenimer sa colère, il vaut mieux quitter sa chambre. Elle risque de pleurer beaucoup en tentant de vous exprimer son désaccord, mais dormir étant essentiel à sa santé physique, intellectuelle et émotive (tout comme pour les adultes d’ailleurs), en agissant ainsi vous répondez à son besoin de dormir, ce qui est le rôle du parent, c'est-à-dire répondre aux besoins de son enfant. En trois ou quatre nuits, votre fille devrait faire de belles nuits, c'est-à-dire de 19h30 à 5-6 heures le matin. Persévérance, patience, tendresse et fermeté, voilà les ingrédients qu’il faut pour aider son enfant à apprendre à dormir une nuit entière.
____________________________________________________________________________________________________________________
LA DETTE DE SOMMEIL
Nous vivons aujourd’hui une pandémie de fatigue. Nous croyons que nous pouvons et devons tout faire. Nous voulons être les meilleurs au travail, passer du temps avec notre conjoint et nos enfants, faire du sport, cuisiner de petits plats et manger, tenir la maison propre et sortir le soir ou regarder un film à la télé. Et avant de nous coucher, dans l’espoir de nous avancer pour le lendemain, nous lisons encore quelques rapports ou répondons à notre courrier électronique. Il ne reste que très peu de temps pour dormir. Nos journées sont si chargées que nous en arrivons à traiter le sommeil comme un enfant mal-aimé. Furieux quand il tente de s’imposer de façon trop insistante (le petit coup de pompe de l’après-midi), nous lui en voulons encore quand, enfin couchés, nous constatons qu’il ne vient pas immédiatement. Nous prétendons vouloir dormir alors que dans l’ordre des priorités, le sommeil vient toujours en dernier et que nous repoussons ses avances jusqu’à ce qu’il se transforme pour nous en véritable danger (somnolence au volant!).
Nous savons aujourd’hui par les recherches médicales que le manque de sommeil s’accumule comme une dette. Certains individus sont tellement en dette de sommeil qu’on pourrait les comparer à ceux qui vivent continuellement sur leur marge de crédit.
Cependant, étant donné les exigences toujours croissantes d’une vie de plus en plus complexe, trouver le temps de dormir n’est pas évident, car nous ne voulons ni renoncer aux commodités ni aux distractions qui prennent le pas sur notre sommeil.
La meilleure solution consiste à repenser entièrement notre relation au sommeil, reconnaissant tout d’abord son propre besoin en sommeil et en le respectant. Une autre alternative consiste à faire une courte sieste. Le meilleur moment est immédiatement après le repas du midi, confortablement assis, la tête appuyée ou étendu, si l’endroit le permet, pour une durée maximum de 20 à 30 minutes. Évidemment, vous n’irez pas en sommeil profond et votre dette de sommeil ne sera pas effacée pour autant, mais votre cerveau aura fait le plein pour garder sa vigilance, sa performance et son efficacité pour le reste de l’après-midi.
_____________________________________________________________________________________________________________________
Sujet : Réveil trop matinal?
Certains bébés qui s’éveillent à 4-5 heures le matin laissent croire à leur parent qu’ils sont des lève-tôt, d’autant plus que les siestes ne durent rarement plus de 30 minutes à chaque fois. Pourtant, leur éveil en pleurs et leur comportement grincheux dans la journée nous forces à croire qu’ils ont besoin d’un peu plus de sommeil. Comment cela se fait-il? Sont-ils vraiment de petits dormeurs ou combattent-t-ils leur sommeil et pourquoi le font-ils? Et surtout comment faire pour qu'ils puissent dormir plus longtemps? Dormir est si agréable…
Date : Dimanche le 17 avril 2011
Heure : 14h00 (Québec) 20h00 (France)
Durée : 45 minutes
Prix : GRATUIT
Pour information et inscription
____________________________________________________________________________________________________________________
Avec Josée Turmel de Famille 2.0, sur Vtélé, sur le sommeil des nourissons
Avec Guildor Roy et Marie-André de l'Extra, sur Vtélé, sur le sommeil des enfants
____________________________________________________________________________________________________________________
SÉANCE DE SIGNATURE
et réponses à vos questions
Salon maternité paternité enfants
à la Place Bonaventure
Kiosque 647 : Librairie Médiapaul
Jeudi, 31 mars de 18 à 20h
Vendredi 1er avril de 14 à 16h
Samedi le 2 avril de 10 à midi
_____________________________________________________________________________________________________________________
Pour connaître nos activités
Suivez-nous sur Facebook